Pas Touch’ N°36 – Octobre 2012 – M’sieur Jean

Pendant les vacances de Pâques, en 1958 : Ma Grand-mère avait revêtu sa robe du dimanche. Grand-père avait conservé son bleu de jardinier, et moi je caressais Black, leur puissant chien solidement attaché à sa chaîne.

Des homme sont arrivés, à pied. Je sus plus tard qu’il s’agissait …

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Pas Touch’ N°25- Nov.2011: C’est qui le Patron ?

Dimanche matin, le 27 août 1944 :

LIBGUEUX - Version 2Maman et Grand-mère se rendent à la grand-messe donnée en l’honneur de notre Saint-Patron. Madame C s’approche discrètement et souffle à l’oreille de Mamie : « Il paraît qu’ils sont à Fismes, mais chut ! » Oui, chut : depuis quelques années il est recommandé de parler discrètement des choses dites embarrassantes, dans notre petit village sauvagement occupé. Lire la suite

Pas Touch’ N° 18 – Avril 2011 : Souillé ou salé ?

En juillet 1954, la Municipalité avait prit la sage décision d’aménager utilement les lacs : bordures, barrières et qualité des eaux. 

Les premiers points ont déjà été évoqués, et je devais revenir sur le dernier. Les lacs sont alimentés par des sources fraîches et limpides venues de la montagne, passant par la retenue du château puis par les étangs privés situés en aval. Jadis, il n’y avait pas de réseau pluvial : la pluie qui lavait les routes et embouait les chemins finissait naturellement sa course dans les bassins où ma grand-mère venait laver le linge de la maison et où mon grand-père pêchait le repas du vendredi midi. L’envasement était un phénomène naturel connu et bien géré, mais avec l’accroissement du trafic routier la pollution accidentelle des lacs devenait un risque majeur. Lire la suite

Pas Touch’ N° 16 – Février 2011 : Virage délicat

Progress virageEn 1838, (probablement pas un mercredi soir, et encore moins avant une rituelle dégustation de champagne accompagnée de quelques petits fours…), Jacques Louis Meunier, Maire, commente le nouveau plan cadastral de la Commune de Gueux devant ses Conseillers Municipaux ébaubis.

Localiser l’extrait de la reproduction ci-contre devrait être pour vous un jeu d’enfant … En vert, j’ai tracé les rues avant le Grand Chantier de 2010.

Il n’y avait pas encore de route, mais uniquement des voies plus ou moins carrossables dont certaines sont immortalisées sur d’anciennes cartes postales.

Une petite pièce d’eau ovale qui devait probablement servir d’abreuvoir avait été aménagée à la croisée des chemins (actuelle pl. des Déportés).

Une route digne de ce nom avait enfin été tracée à la fin du XIXème. Elle devait faciliter la liaison avec tous les villages adossés à la montagne et desservir logiquement Gueux du Nord au Sud.

En Avril 1948, le lieu prit l’aspect qu’on lui connaissait, à l’occasion de l’inauguration du monument dédié à la mémoire de nos Résistants morts en déportation.

Une petite ceinture en grillage fut installée peu après. On préféra l’enlever dans les années 90, parce que fréquemment endommagée par des véhicules qui s’écartaient du… droit chemin.

viarge déportesEn 2010, cette place a subi de lourdes modifications : chaussée rétrécie, trottoirs élargis et mise à niveau zéro des bordures aux abords de la courbe. La sécurité ? Boff , témoin cette photo de décembre dernier prise quelques jours après une chute de neige : privés de repères, les voitures et les camions ont envahi l’espace piétonnier de part et d’autre de la chaussée, heureusement sans aucun dommage.

Ce n’est pas le tout de modifier un axe de circulation, encore faudrait-il le signaler et en toute saison ! Alors, de nouveaux potelets fleuris apparaîtront-ils au printemps pour réparer cela ?
– Oh, de grâce ! Pas les horribles bornes récemment implantées rue E. Roederer !

– Cependant, elles réfléchissent, elles !

– Elles réfléchissent… seulement la nuit !

– Oui, mais au moins, elles réfléchissent !

Mais en fait : que seraient venus faire des promeneurs, avec enfants, poussettes, ou encore en fauteuil roulant, à proximité de cette grande artère même pas déneigée ? Mais ça… c’est une autre histoire !

Claude Gremion

Pas Touch’ N° 13 – Novembre 2010 : In vino veritas

humour-beaujolpif313 novembre 1951 : pour apaiser les vignerons en colère, une note ministérielle autorise la vente de vin de l’année sous certaines conditions : l’appellation Beaujolais Nouveau est née. La date de sortie officielle du 15 novembre ne parait qu’en 1967. En 1985 elle est fixée au troisième jeudi de novembre. Voilà l’Histoire.

Fêter l’arrivée d’un Vin Primeur est-il un acte citoyen ? Un peu mon n’veu ! C’est un symbole de convivialité, de fraternité, de rassemblement ! Alors, l’interdire à Gueux, l’eusses-tu cru ?

Voici cependant la réponse donnée par écrit par le maire au Comité des Fête qui sollicitait une salle municipale pour organiser sa traditionnelle soirée Beaujolais 2010 :

J’estime que ce genre de manifestation va non seulement à l’encontre des politiques publiques actuelles en faveur de la lutte contre l’alcoolisme et de la sécurité routière, mais risque également d’être à l’origine de troubles à l’ordre public.

Le maire de Gueux offre généreusement le champagne à l’occasion des vins d’honneur ne fait pas servir du thé au repas des aînés ! La soirée des Kékés que seraient donc les villageois Beaujolpifs aux yeux des élus ne fait-elle pas assez résidentiel ? De plus, chaque participant paye sa part, son verre comme sa tartine de pâté !

Ou alors, est-ce le rassemblement de foule qui dérange ? Des fois qu’on cause, qu’on complote, qu’on conspire… qu’on manigance !

Les anciens disaient : In vino veritas ! Comprendre : Toute la vérité ne se dit pas à jeun !

Ah, ce rôle qu’a tenu le vin sur la scène de notre Histoire, et particulièrement lors de la Grande Guerre !

J’ai comme toi pour me réconforter, le quart de pinard, qui met tant de différence entre nous et les boches, écrit Apollinaire en 1915. Ou encore, de Jean Richepin en 1916 : dans des verres de paysans, ainsi que dans des calices touchés d’une main tremblante, qu’ils boivent le pinard des poilus, versé par nos cantinières silencieuses et payé le plus cher possible au bénéfice des veuves et des orphelins de France.

affichepinardIl y a célébration et célébration : c’est aussi l’occasion, en novembre de se souvenir que le vin eut la mission très officielle de soutenir et de nourrir nos illustres combattants abandonnés dans les boyaux de 14/18.

Mais encore, qui se souvient de ces soirées chez Schmitt (le bistrot d’en haut…), à l’Hôtel des Lacs, au Café de la Place, ou encore chez not’ chère Mère Ouin-ouin ? Les commentaires allaient bon train, les avis divergeaient mais l’ambiance restait rurale… Ah! Les arômes de fruits rouges et de banane du Beaujolais primeur ! Quel débat !

Quoiqu’il en soit, camarade, jeudi 18 novembre avec modération et un bon saucisson, lève bien haut ton verre et trinque à la Liberté, à l’Egalité, à la Fraternité et à la… Tolérance !

Mais ça, c’est une autre histoire !

Claude Gremion, Villages, Hier & Aujourd’hui

Pas Touch’ HSérie N° 5 – Décembre 2012 – VFF, Village Feuillu de France

Lundi 8 février 1847, au soir, le Conseil Municipal, sous la présidence de Jacques-Louis Meunier décide de renouveler la plantation des arbres de la place. Beaucoup ne survivront pas aux bombardements de 1918, mais quelques-uns sont toujours les témoins de ce passé lointain. Sauraient-ils nous raconter comment la Municipalité d’alors faisait face au ramassage des feuilles à l’automne ?

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Pas Touch’ HSérie N°4 – Oh! La honte !

Samedi 4 Juillet 1964, 23h59 : Dans une poignée de secondes, Toto libérera les trente-sept pilotes qui se précipiteront dans leur voiture. Ces septièmes et antépénultièmes 12H de Reims seront marquées par le spectaculaire accident de J.P. Beltoise dans les premiers tours, à l’endroit même où la jeune et jolie Annie Bousquet perdit la vie en 1956. On se souviendra aussi de la belle bourre livrée par les Ferrari, finissant aux quatre premières places, et particulièrement la N° 25 de Parkes et Scarfiotti, une 250 GTO, première en catégorie 3L et 3ème au général.
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Pas Touch’ HSérie N°3 – Décembre 2011 – Sacré Père Noël !

Mardi 13 Décembre 2011, vers 17h03, j’ai aperçu le Père Noël à pied, seul dans une rue du village près de la Poste. Il faisait déjà sombre, je croyais rêver … Il m’a fait un signe amical, je lui ai répondu. Il s’est dirigé vers moi et je suis allé au-devant de lui, l’estomac un peu noué. J’ai ressenti ce même  et lointain désarroi, alors qu’il m’avait pris sur ses genoux aux Magasins Modernes de reims pour conserver le souvenir d’une photo en noir et blanc. Je la contemple parfois avec mélancolie, de moins en moins souvent.
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Pas Touch’ HSérie N°2 – Mai 2011 – La petite maison dans le circuit

Dimanche 3 juillet 1938, les 3 Mercedes engagées sous les couleurs allemandes s’octroient le podium du 32ème GP  de l’Automobile Club de France : c’est ce que retient l’Histoire du monumental Circuit de Gueux. Mais sais-tu qu’au même moment, un autre édifice, bien plus modeste, est en train de prendre le départ d’une aventure peu banale ?

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Pas Touch’ HSérie N°1- Sept 2010 – Excellent ce Week-End !

J’ai quoi … ben, 7 ans en 1958, année historico-sportive pour notre village. Les spécialistes vous raconteront cela mieux que moi … et puis j’ai déjà écrit deux lignes sur le vélo (PT N° 5). A 7 ans je monte dans le fourgon H Citröen de la Gendarmerie de Gueux, sur la route de Lhéry, accompagné de quelques p’tiots. Complaisants, les Gendarmes vont nous faire entrer sur le paddock du circuit.

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Petit tour du Circuit de Gueux

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