Ce n’est pas mon dernier mot, Jean-Pierre !

Gueux, le 30 janvier 2015 :

promessesJe ne suis pas celui qui veut gagner des millions, mais j’aimerais en tout cas que les promesses faites aux habitants du village puissent aboutir (même si ce ne sont pas les miennes !) … et pour cela, des millions, les amis, il va en falloir. Il y en avait dans les caisses de la commune, il n’y a pas si longtemps, mais notre joli pactole s’est réduit comme peau de chagrin*. On a beau nous dire le contraire, nous  expliquer qu’avec tout cet argent on a acheté des tonnes d’excellentes cacahuètes … que va-t-on faire de ces cacahuètes ? 

C’est décourageant. C’est d’autant plus décourageant qu’il nous est impossible, à nous, élus de la minorité, d’avoir un quelconque regard sur la gestion des comptes … du reste comme un quelconque regard sur tout. Episodiquement, une de nos idées est retenue … parce qu’elle n’est pas si mauvaise … ou parce qu’il n’y pas d’autre solution à proposer. Pourtant ce n’est pas faute de tendre la main et d’être disponibles et volontaires. Les portes du château s’entrouvrent et se referment violemment dès que l’on passe un bras  :  incompréhensible, usant, déstabilisant, c’est le quotidien du vilain petit canard à qui certains aimeraient bien couper la tête.

Cible de ceux qui se sentent mal à l’aise, Pastouch’ devrait-il cesser de s’exprimer ? Ou son rédacteur devrait-il prendre le maquis ? Au fond, est-ce que cela changerait quelque chose ? On l’a bien compris, étant maintenant à l’intérieur,  tout se gère de concert en duo ou trio, avec un redoutable chef d’orchestre. Transparence, concertation, communication ? … la belle blague !

Alors, dans cette période où l’on parle de réunification, où des millions de français sont sortis dans les rues pour démontrer leur solidarité avec le bien le plus sacré de notre République, la Liberté, n’allez surtout pas croire que je vais abandonner le radeau aussi facilement. Nous avons encore tellement de choses à dire et surtout à faire, Ensemble, Autrement !

Ane* Se réduire comme peau de chagrin : voilà une expression qui, en cette période de crise, pourrait parfaitement s’appliquer à de l’argent placé sur des supports hasardeux, au point de provoquer un très gros chagrin à celui qui voit ainsi ses espoirs de bénéfices fondre comme neige au soleil. Pourtant le “chagrin” de cette expression n’a strictement rien à voir avec ce chagrin auquel on pense.

Celui-là vient en effet du turc “sagrï” ” qui désignait d’abord la croupe puis la peau d’un même animal.
Au XVIème siècle, la peau dure et élastique de l’âne ou de la mule servait à fabriquer des tambours, des chaussures ou des reliures de livres. La “peau de sagrin” est  devenue la “peau de chagrin” suite à l’influence du mot usuel “chagrin”.

Dans le roman d’Honoré de Balzac, “La peau de chagrin”,  cette peau est une pièce de cuir magique qui exauce tous les voeux de son possesseur, mais qui, à chaque désir réalisé, voit sa taille diminuer, tout en rongeant progressivement la vie de son propriétaire qui mourra en même temps que la peau disparaîtra, suite à un dernier désir satisfait. Sinistre, non ?