Ce n’était pas un Yu … non plus !

Gueux, le 18 juillet 2016 :

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C.Coester et T.Schroeder (Bentley SS 4l,2 1935)

Les voitures du Pékin-Paris 2016 sont bien passées par Gueux hier matin. L’information cependant officielle mais non diffusée était heureusement passée par des réseaux parallèles.  C’est heureux pour les amoureux de l’Histoire, les passionnés des vieilles voitures, les aventuriers dans l’âme, ou plus localement ceux qui ont à coeur de resituer Gueux dans son contexte historique : un des  berceaux incontestables de l’automobile française et internationale.

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S et K Trafton (Américan LaFrance 14,5 l 1915)

Le message qui m’a été adressé hier (Ici) n’était donc ni un Hoax, ni un poisson d’avril mal placé  (Yu* est un poisson, en chinois !). Remarquez qu’au vu du sérieux de son auteur, cela ne faisait aucun doute !

Acheminées des quatre coins du monde (22 nationalités), 115 incroyables merveilleuses mécaniques  sont parties de Pékin le 12 juin dernier, pour traverser la Mongolie, la Russie, la Biélorussie, la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie, la Slovénie, l’Italie, la Suisse et enfin arriver en France. Il était convenu que la plus rude épreuve automobile du monde fasse étape à Reims et marque son passage en Champagne en empruntant non seulement la ligne droite du Circuit mais aussi en traversant Gueux avant de terminer son épopée Place Vendôme à Paris.

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I et N Mathew ( Mercedes 250 SL – 2800 1967)

L’itinéraire 2016 était très ambitieux. Il a fait passer les équipages par des endroits où aucune voiture ancienne n’était encore passée à ce jour avec des étapes dont la plus longue était de 668 Km. La fatigue qui se lisait sur les visages témoignait que cette expédition folle, folle, folle, n’est pas à la portée de tous.

Un joli spectacle réparateur et plein d’encouragement qu’il ne fallait donc pas manquer hier matin … à Gueux !

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*A propos du Yu, le poisson en chinois : Il apparait très tôt dans les motifs décoratifs utilisés en Chine. On le trouve sur des objets funéraires, il ferme les yeux des morts. Il aurait été symbole de survie et de réincarnation, mais on le connait mieux comme symbole de richesse et d’abondance.

Un autre sens encore est attribué aux poissons. Le symbole que nous connaissons sous le nom « yin-yang » est appelé souvent « les deux poissons ». Deux polarités, l’une Yin et l’autre Yang, il n’en faut pas plus pour en faire l’emblème de l’harmonie conjugale, de la félicité dans le mariage. Comme un poisson dans l’eau, le couple vit heureux dans son  élément … Ah  Si c’était vrai pour tout et partout !