C’est tip-taupe… à Gueux !

Gueux, le 24 janvier 2017 :

Gueux est un bien un territoire à taupes, c’est historique, et je ne parle évidemment pas des personnes infiltrées ou même qui pensent l’être. L’expression T’as l’bonjour de la taupe est peut-être née sur l’ancien terrain de foot du village, situé à la place du collège ou encore celui qui fut temporairement sur le paddock du circuit.

Si les footballeurs redoutent les taupes, ce n’est rien à côté des jardiniers et des amateurs de beau gazon. J’avais eu cependant l’impression qu’elles se faisaient rares et avaient décidé d’abandonner le village, mais elles semblent être revenues en force à l’automne dernier pour s’installer durablement, notamment devant la Gendarmerie. Ne cherchez pas de rapport, il n’y en a pas !

Il serait quand même intéressant de s’assurer qu’il s’agit bien de taupes (Talpa Europaea) et non pas de rats-taupiers, encore appelés campagnols terrestres (Arvicola terrestris) parce que les dégâts occasionnés aux cultures, aux vergers et aux pelouses par ces derniers ne sont pas du tout les mêmes ! C’est un énorme mangeur de racines qui se reproduit à grande vitesse (2 à 6 petits, 4 à 5 fois par an).  Si c’est le cas, il conviendrait de veiller à ce que la prolifération des campagnols terrestres localement ne constitue pas une menace pour notre écosystème. Et puis une invasion de rats, même taupiers, à Gueux, ce ne serait pas … top !

Les spécialistes savent faire la différence en observant les monticules de terre faits par les uns ou les autres. Il suffit de leur demander ! 

  • Mettre de la naphtaline dans les tunnels :  la naphtaline est un pesticide chimique nocif, très dangereux pour l’environnement.
  • Enfoncer des branches de rosier dans les galeries : les taupes ne sont pas hémophiles et chercher à les blesser est inutile et cruel.
  • Planter de l’euphorbia lathyris. Cette plante contient un toxique : il ne faut pas couper la plante, ne pas se toucher les yeux ou mettre les doigts dans la bouche après l’avoir manipulée. De plus, l’euphorbe peut envahir votre jardin en très peu de temps. 

Et la chasse ?

Jadis les taupes étaient surtout chassées pour leur fourrure. Il faut environ 400 taupes pour un manteau bas de gamme, et 1600 pour un manteau haut de gamme (on n’utilise alors que la peau du dos de la bestiole !). On faisait aussi des chapeaux.

Il existe encore aujourd’hui, et heureusement, des spécialistes de la chasse à taupes : les taupiers. Certains sont même des professionnels, formés par la très sérieuse E.I.F.T.R.N, Ecole Internationale des Taupiers et Régulateurs de Nuisibles. Ils chassent avec des pièges sélectifs (pinces mécaniques).