Confucius et Jean-Claude, à Muizon

Gueux, le 6 octobre 2014 :

2014_10_04_Muizon301Jean-Claude Etienne, professeur de médecine, député, président de région et sénateur aime les gens, cela se voit. Cela se sent, rien que dans la façon chaleureuse qu’il a de vous serrer la louche, avec son regard pétillant et son sourire goguenard.

Celui que tout le monde aimerait avoir comme pote avait tenu à passer à Muizon, samedi à l’occasion des évènements qui y ont marqué le centième anniversaire du premier combat aérien ayant pour issue la mort de deux aviateurs, combattants de la première guerre mondiale.

Dans un discours improvisé, structuré et limpide, ce dont il a le secret, Jean Claude, pour faire cool, a contredit mais juste un peu Confucius quand celui-ci déclare que l’expérience est une lanterne que l’on porte sur le dos et qui n’éclaire jamais que le chemin parcouru. Avec éloquence le sage nous fait alors comprendre que les hommes intelligents et compétents que nous sommes pourraient de temps en temps placer cette lanterne devant eux pour éclairer leur chemin en s’appuyant sur la mémoire. Et puis il a projeté la sienne, de lanterne, sur une obscurité locale :

Notre région est bien le berceau de l’aéronautique mondiale avec notamment Henri Farman qui, sur son biplan Voisin et 6 ans avant le premier combat aérien du 5 octobre 1914, entrait dans la légende en réalisant le premier vol de ville à ville de l’histoire de l’aviation entre Bouy et Reims.  Pourquoi ne pas mettre en avant ce patrimoine historique et installer dans la friche de feue la base aérienne 112 un grand musée de l’aéronautique rassemblant fraternellement au nom de l’Europe toute l’aventure de l’Homme qui vole, même depuis Icare ?

Alors oui au tourisme de mémoire !

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