Coucou, v’là les Chicoufs !

Gueux, le 22 octobre 2014 :

Capture d’écran 2014-10-22 à 17.31.53C’est bien connu, Chicouf est le nom affectueux que les Grands-parents donnent à leurs Petits-enfants (Chic, ils arrivent ! Ouf, ils repartent !). C’est peut-être pas sympa, mais c’est rigolo, surtout quand le Ouf est synonyme de regrets comme cela est souvent le cas !

Avoir ses Petits-enfants quelques jours pendant les vacances d’automne, c’est aussi l’occasion de leur transmettre ce que nous ont enseigné nos Grands- parents. Loin d’être les Maminautes et les Papinautes d’aujourd’hui, pour faire chébran, nos anciens avaient à coeur de nous apprendre ce qu’ils avaient eux-mêmes appris : écosser les haricots secs et faire de la tarte aux pommes pour les unes, et ramasser des champignons pour les autres. Un seul objectif : distraire utile !

J’ai pris aujourd’hui une option différente en m’appuyant sur le thème pédagogique du moment : la Grande Guerre. Alors nous voilà partis sur les chemins de naguère, sans panier à champignon, mais avec la ferme intention de faire le tour de la Côte 240 et de nous plonger dans l’Histoire d’Hier dans l’environnement d’Aujourd’hui. Un régal, le temps était de la partie et l’auditoire très attentif.

Arrivés devant le Monument aux Morts de Gueux, mon petit-fils me fit remarquer des débris de verre déposés à l’arrière de la stèle : C’est quoi, ça ?

L’intelligence a ses limites, mais pas la bêtise, en voici encore la preuve ! Je me suis finalement dit que je n’avais vraiment pas perdu mon temps et que la plus sombre image de cette belle journée porterait ses fruits. Si nos lieux de souvenirs ne sont pas davantage respectés, où allons nous ?

 Si ma mémoire est bonne, un élu rétorquait lors du dernier Conseil Municipal que le passé sert à comprendre le présent et à éclairer l’avenir, en réplique à la formule qui lui était adressée : le passé, c’est le passé !

 On voit bien où ce genre de constat nous mène ! Finalement, regarder dans les rétroviseurs n’est peut-être pas pour tout le monde l’équivalent de réac’, et  c’est rassurant.

J’irai demain matin ramasser les débris de verre. A moins que d’ici là, pris de remords, le sot s’y soit soumis !