Drapeaux rebelles … à Gueux

Gueux, le 28 janvier 2015 :

2015_01_15GueuxJe l’avais pressenti, le billet sur nos couleurs en juillet dernier ne devait pas être le dernier de la série. Pourtant des efforts colossaux ont été faits, et des drapeaux tout neufs flottent depuis plusieurs mois déjà sur la façade de la mairie. Une attention toute particulière a été portée sur leur choix technique afin d’éviter leur enchevêtrement régulier. Mieux encore, et on a pu malheureusement le constater dernièrement, les mises en berne sont conformes aux prescriptions de la République. Je ne peux que féliciter le personnel communal qui a pris à coeur de veiller à ce que certains prennent peut-être pour des détails, mais qui reste un symbole fort du respect de nos valeurs. C’est clairement et hautement symbolique, et n’a aucune valeur réglementaire sauf pour la célébration des fêtes nationales et les évènements prescrits par le ministère , mais quand-même. Alors merci !

Et pourtant nos couleurs s’obstinent à vouloir se mélanger, et il est difficile de comprendre pourquoi. Faut-il y voir un phénomène dont les mécanismes ne sont apparemment pas explicables par des lois scientifiques établies … brrr … et si c’était du domaine du paranormal ! La place d’honneur revenant de droit aux couleurs françaises, nos deux drapeaux tricolores passent-ils leur temps à se chamailler dès que nous avons le dos tourné pour tenter d’occuper la place d’honneur, au centre ?

Il n’y a pas de solution idéale, à moins de mettre un drapeau européen de chaque côté de nos couleurs nationales, où encore de déployer côte à côte les couleurs européennes, celles de la France, et celles de …. la Communauté de Commune Champagne-Vesle !

Qu’on se rassure, Gueux n’est pas tout seul dans ce cas de figure, et les efforts réalisés me conviennent parfaitement.

Petits rappels : Le drapeau tricolore français est le seul emblème qu’il convient d’arborer sur les bâtiments publics pour la célébration des fêtes nationales. Toutefois, le pavoisement des édifices aux couleurs de l’Europe est possible, dès lors qu’il se fait en association avec les couleurs françaises (décret du 4 mai 1963) et à condition que le drapeau européen soit placé à droite du drapeau français (donc vu à gauche de celui-ci en regardant l’édifice public). Lors de cérémonies publiques, des drapeaux d’autres États peuvent, avec l’accord de l’organisateur être suspendus en haut de mâts ou portés par des acteurs désignés. Leur utilisation doit toujours être accompagnée du drapeau national. Il n’existe aucune règle de préséance entre les drapeaux d’États étrangers. Si besoin est, il est recommandé de classer ces drapeaux par ordre alphabétique du pays (selon le nom porté par celui-ci dans sa langue d’origine). En présence d’autres drapeaux, le drapeau tricolore doit occuper une place d’honneur. Celle-ci peut différer en fonction de la configuration du dispositif : deux drapeaux (le drapeau se trouvant à la place d’honneur est situé à droite) ; trois drapeaux (la place d’honneur est au centre) ; plus de trois drapeaux (ils sont disposés sur des mâts distincts et d’égale hauteur dans l’ordre alphabétique ; la place d’honneur est au bout de la file, à la gauche de l’observateur) ; rangées de drapeaux séparées par une allée (le drapeau tricolore est pavoisé à chaque extrémité).