Gueux, Drop Zone du Stade ?

Gueux, le 13 juillet 2016 :

sdr1950En langage spécialisé, une Drop Zone est un lieu destiné à l’atterrissage de parachutistes ou de matériel parachuté.
Dans le langage populaire, parachuter c’est aussi nommer ou envoyer de façon inattendue quelqu’un qui bénéficie de l’appui important d’un appareil administratif ou politique, à un poste ou pour une mission à exercer.
Cela est malheureusement monnaie courante. 
Il y a peu encore, au village, le qualificatif de parachuté s’adressait aux personnes qui n’avaient pas de vrais liens historiques avec l’endroit où ils avaient fait le choix de venir s’installer. Le plus drôle c’est que leurs détracteurs oubliaient trop rapidement d’où eux-mêmes venaient ! Bien souvent les faits démontrent que ces soit-disant parachutés s’impliquent, ou tentent de s’impliquer bien plus dans la vie sociale de la commune que d’autres enracinés. Enfin, peut-on changer le cours des choses ?
Vous me direz, Drop Zone, ou DZ, quel rapport avec le foot ? J’y viens !
Glycines

Villa les Glycines

Situé idéalement à quelques kilomètres de Reims, Gueux jouit aujourd’hui encore d’une réputation qui s’était considérablement développée à partir du milieu du 19ème siècle : village essentiellement agricole et accueillant, parfaitement exposé et protégé par la Montagne de Reims, il a longtemps servi de lieu de résidence ou de villégiature à de riches familles bourgeoises de la métropole. Il suffit pour s’en rendre compte de jeter un oeil sur les cartes postales illustrant les villas d’avant la Grande Guerre : les Mésanges, les Ifs, les Lierres, la Tuilerie, les Sophoras, Caprifolia, Beauséjour, les Rochers, Gabrielle, les Glycines, les Tilleuls … C’était avant !

La belle propriété du docteur Batteux, plus récente et située rue des Sablons, présentait une large pelouse sur laquelle avaient été installés des buts de foot.
Enfant, j’allais parfois rendre visite aux joueurs du Stade de Reims qui venaient se mettre au vert chez le frère (?) de Bébert la science, l’entraîneur Albert Batteux. Je savais pouvoir y retrouver Wendling et Rodzik, mes entraîneurs au Stade, et avec un peu de chance les  Vincent, Piantoni, Fontaine, Kopa … DColonnaLes envolées de Dominique Colonna, le gardien de but me fascinaient … Que de souvenirs …
PiantoniREMLes Paninis n’étaient pas encore connues à l’époque, j’avais cependant toute la collection des joueurs français grâce aux images bistres qu’on trouvait dans les paquets de biscuits REM.
C’était juste avant la première descente du Stade en D2 en 1963 … l’Histoire est un éternel recommencement !
Pensionnaire du Stade pendant 4 saisons de 1973/74 à 1976/77, l’argentin Carlos Bianchi a résidé à Gueux, près de la place des Déportés. Il y laisse de sympathiques souvenirs et, buteur hors pair, il a certainement servi de modèle aux jeunes footballeurs du village, dont un certain Berto.
Enfant du pays, Jean-Pierre Bertolino jouera aussi au Stade de 1975 à 1987 puis viendra y terminer sa carrière de 1993 à 1996. Rapide et efficace, Berto a joué 277 matches de championnat avec Reims et inscrira 91 buts.  Il marque son premier but pro à Reims le jour de mes 18 ans … et le dernier but du stade en D1 quelques semaines après ! Jean-Pierre réside toujours à Gueux.
Sous le même maillot rouge et blanc évoluaient les frères Gianetta. L’aîné Gérardo était ailier au Stade de 1972 à 1978, puis de 1979 à 1981. Il revient souvent à Gueux organiser des stages de Foot. Son frère Rosario jouera au Stade de 1983 à 1989 puis de 1993 à 1995… Tony, le second, est resté à Reims de 1980 à 1986. Avant de revenir au club comme entraineur de 1993 à 1996. Il a épousé une charmante jeune fille du pays et tous deux furent résidents à Gueux pendant quelques années avant de partir sur Rosnay.
C’est à peu près à la même époque que l’international chilien Ivo Basay a résidé lui aussi à Gueux, dans la rue de la Petite Montagne. Stadiste de 1987 à 1990, le natif de Santiago du Chili est ensuite parti au Mexique où il fut meilleur buteur du championnat en 1993.
Depuis, et à plusieurs reprises les anciens du Stade sont venus amicalement fouler la pelouse du terrain de Gueux, en nocturne ou pas, pour le plus grand plaisir de tous. On se souvient des Jonquet, Lech, Masclaux qui n’avaient pas perdu grand chose de leur fabuleux toucher de ballon.
Franck Signorino, recruté par le Stade en 2012 vient de nous quitter pour repartir en Lorraine. Disons qu’il n’a pas eu le choix, puisqu’aucune proposition ne lui a été faite par les dirigeants stadistes. Chacun s’accorde à dire que c’était un de ceux qui mouillaient le plus le maillot … Sans doute ne plaisait-il pas à tout le monde, trop sympa, trop discret trop bon, trop franc, trop altruiste peut-être …
Plutôt d’accord pour rester à Reims en L2  et y terminer sa carrière, Franck est donc reparti à Metz … en L1  ! Bonne route Francky !
Franck et sa famille résidaient à Gueux, rue de la Petite Montagne. Disponible et engagé, il n’a pas hésité à aider les associations locales sous quelques formes que ce soit : du parrainage aux dons de maillots et autres dédicaces. Il a noué de très bons contacts avec les habitants du  village, et ce sera avec un très grand plaisir qu’il sera accueilli s’il vient nous rendre visite.
J’en ai peut être oublié, et je m’en excuse par avance. Toutes les informations sont les bienvenues !
Stade Gueux

Les reconnaissez-vous ?

Qui sera le prochain résident stadiste au village  ?
Si l’image s’est un peu ternie, la notoriété de Gueux reste forte, et c’est encore une chance pour les nombreuses parcelles du lotissement qui restent à vendre, ou les résidences  qui sont à louer !

Donc Gueux, est résolument fait pour DZ … enfin, peut-être !DZ2