GYRagri ???

Gueux, le 1er avril 2017 :

Le nouvel hangar près du rond-point de Thillois ne passe pas inaperçu et suscite bien des spéculations. Interpelé par la nouvelle enseigne apposée hier après midi, mon petit fils a posé plusieurs questions pour lesquelles nous sommes directement allés cherché réponses à la source, au village tout proche. Pourquoi donc GYRagri ?

Christophe P, agriculteur local est passionné d’aéronautique. Cet ancien mais excellent  footballeur avec lequel j’ai foulé la pelouse du stade de Gueux hier n’a pas, à l’instar des stars du foot d’aujourd’hui les moyens de s’offrir un jet privé. Alors il a opté pour une solution plus économique, l’autogire (avec un i ou un y), un genre d’ULM très spécial. Pratique et maniable, c’est la machine volante la plus sûre et fiable construite à ce jour. Sa sustentation est garantie par une voilure tournante sans transmission de puissance (en autorotation, selon le principe des graines tourbillonnantes des érables). Une hélice entraînée par le moteur fournit la force de poussée suffisante pour faire décoller l’appareil sur une cinquantaine de mètres et le maintenir en l’air.

En cas de panne, le rotor continue à tourner et le pilote se pose sans aucun danger. Ce n’est donc pas un hélicoptère !

Afin de joindre l’utile à l’agréable, Christophe a lancé GYRagri,  qui dispose aujourd’hui d’un appareil 2 places acheté d’occasion (Environ 50 000 Euros neuf). 

L’autogire est le partenaire idéal pour les travaux agricoles, dit-il, il rend la pulvérisation aérienne beaucoup plus efficace, et il remplace avantageusement les engins au sol.

Mais Christophe a bien sûr d’autres idées. Moniteur agréé, il envisage de donner des cours de pilotage et de faire passer des baptêmes de l’air. Il se propose aussi de faire de la prestation aérienne (photos, repérages archéologiques etc…. ). Si tout va bien un second appareil viendra agrandir sa flotte en septembre prochain. Objectif : 4 appareils en 2018, dont un GyroSex suédois à 6 places avec commandes multiples pour les cours.

Comme me l’a dit mon petit-fils Oscar, tout sourire et à peine décoiffé par son baptême de l’air :

– C’est trop bien, Papy… ! Quand est-ce que tu en achètes un ?  Mais ça, c’est une autre histoire !