J-6, à Gueux et ailleurs

Gueux, le 28 février 2014 :

1erMandatA 6 jours de la date limite de dépôt des candidatures, les préfectures s’inquiètent. Elles ont reçu peu de listes de candidats. La date limite est  fixée au jeudi 6 mars à 18 heures.

Il faut dire que le nouveau code électoral n’a pas arrangé les choses. 

Ainsi pour une commune comme Gueux, dévenue subitement, électoralement s’entend, une commune de plus de 3500 habitants, chaque liste doit comporter 19 noms avec une parité totale, plus connue sous le sobriquet CHABADABADA, sympa, mais casse-tête pour pas mal de petites entités de plus de 1000 habitants.

Sans faire de sexisme, il semble bien difficile de trouver de jeunes mamans disponibles pour s’occuper des affaires communales et intercommunales. Il est vrai qu’après une bonne journée de boulot, puis une indispensable présence auprès des enfants, un peu de ménage, elles préfèrent peut-être aller faire un peu de gym’ ou se détendre dans un autre endroit qu’une obscure salle de conseil municipal. Les jeunes papas à la vie pas moins trépidante, et de plus en plus “hommes de maison” ont la même préoccupation.

Alors la tenue des conseils municipaux est-elle réservée aux plus âgés, voire aux retraités … ou aux sans emploi qui n’en chercheraient pas … pourquoi pas ? C’est dommage, notre paysage social à besoin d’une vision un peu plus proche de la réalité et les quadras ont incontestablement  beaucoup de choses à nous apprendre sur la vie d’aujourd’hui, et en toutes matières.

Et à Gueux, où en sommes nous ?

La liste sortante est reconduite, à quelques noms prêts. En souriant, mais sans en dire plus, je dirai qu’il y en a 5 et demi … attention, il y a une astuce !

Il faut rappeler que le Conseil Municipal de Gueux ne comptait plus que 17 Conseillers dans ses rangs. Il a donc fallu trouver 2 remplaçants, et donc pourvoir au départ de 3 sortants … et demi … agaçant, non ?

Bref, on peut déjà faire le constat que la place est bonne, puisque la quasi totalité des élus de 2008 repiquent au grain. A moins qu’il y ait tellement de choses à nous cacher qu’un pacte de solidarité ait été signé sur l’autel de la non-transparence (c’est une blague, forcément !)

On le savait, monsieur le Maire de Gueux ne supportant pas la contestation, il ne serait pas allé solliciter un quelconque opposant ou Pastouchard, comme l’ont déjà fait quelques communes marnaises. C’est certainement dommage pour la démocratie, mot peut être devenu obsolète dans notre petit village.

Et de l’autre côté ?

Cela fait son chemin, mais le temps presse. Les noms sont là, CHABADABADA, et les compétences également, les motivations peut être un peu moins. La principale raison est justement ce manque de transparence de la municipalité sortante, qui a rechigné à donner les chiffres de la situation économique du village. Moralité, il faut passer par la CADA, la Commission d’Accès aux Documents Administratifs … et cela prend du temps, cela prend beaucoup de temps … trop de temps.

Si en 2008 les nouveaux élus ont trouvé entre 3,5 et 5 millions d’euros dans les caisses de la commune et une réserve foncière très importante, qu’en est-il 6 ans après ?

On est même en droit de se demander si tous les conseillers sortants sont bien informés de la situation.

Se lancer est un pari audacieux, périlleux, courageux. En septembre 1918, les familles qui ont retrouvé Gueux en ruines savaient ce qu’il leur restait à faire. Aujourd’hui, il n’y pas de ruine, mais le terrain semble terriblement miné. Mais jusqu’à quel point ?

Verdict dans quelques jours.

Débat démocratique