Le 8 mai 1945

Gueux, le 8 mai 2013 :

Après avoir quitté le Château des Dames de France à Gueux en février 1945, le général Eisenhower avait installé son Quartier général dans les bâtiments du collège Jolicoeur à Reims, la petite école aux briques rouges. C’est là que fut signé l’acte de la capitulation allemande, le 7 mai 1945, en présence de tous les drapeaux alliés … sauf celui de la France ! Alors De Gaulle contribua à associer la victoire de 1945 au 8 mai puisque la France avait été enfin représentée lors de la nouvelle signature à Berlin.

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Le premier anniversaire du 8 mai 1945 eut lieu un dimanche, le 12 mai 1946. Le gouvernement estimait qu’un jour férié supplémentaire nuirait à l’effort de reconstruction national.

En 1948, François Mitterrand alors ministre des anciens combattants confirmait le caractère non férié de cette date du 8 mai, et sa célébration au dimanche suivant.

En 1951, le gouvernement décidait de célébrer le 8 mai le jour même. Ce jour devint un jour férié sous la pression des anciens combattants.

En 1958, De Gaulle décrètait que le 8 mai ne serait plus férié et serait célébré le second dimanche du mois: colère des associations des anciens combattants.

En 1965, Georges Pompidou, premier ministre fait rétablir le jour férié,  exceptionnellement pour le 20 ème anniversaire de la capitulation allemande.

En 1968, le 8 mai redevient date officielle de la célébration de la victoire alliée, mais reste un jour travaillé.

En 1975, Valéry Giscard d’Estaing supprime la commémoration au motif de la reconciliation franco-allemande. Le 30 mai 1975 aurait donc dû être le trentième et dernier anniversaire du 8 mai 1945.

En 1981, François Mitterand le rétablit et en fait un jour férié, nous en sommes restés là… pour l’instant !

 

A Gueux, c’est dans la simplicité, la fraternité et le recueillement qu’a eu lieu cette cérémonie anniversaire, donc le 8 mai 2013.  Des villageois convaincus sont  venus rejoindre quelques élus devant la mairie pour participer au défilé emmené sous la pluie par les Sapeurs Pompiers Volontaires. Nous étions certes loin des grands effets de ces dernières années, mais la sincérité était au rendez-vous. Que demander de plus !

Chacun a pu écouter attentivement la lecture du message de Kader Arif, ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants. J’ai relevé cette dernière phrase :

Notre devoir est d’oeuvrer aujourd’hui comme hier pour le maintien de cet héritage de Paix légué par les combattants de la seconde guerre mondiale.

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