Les bons voeux de ND des Vernettes

Gueux, le 2 janvier 2017 :

1-1-nd-des-vernettes-vue-generale-p-y-odin-facimAprès l’avoir rencontré en 2013, j’ai adopté du Père Luc Ledroit (voir Ici), pèlerin musculaire comme il se nomme, les initiales F et C de son slogan Foi et Courage qui sont devenues pour moi Force et Confiance. C’est ma façon, toute simple de me rappeler son bon souvenir, et de m’encourager de la voix quand le Chemin me parait moins facile. Je pense alors à Luc, qui avance inlassablement dans ses sandales à lanières par tous les temps.  Je me sens plus fort, plus confiant.

C’est au travers d’un amical échange de voeux que Luc a très récemment suscité mon intérêt pour la chapelle de pèlerinage de Notre Dame des Vernettes. Elle est située à 1816 m d’altitude, au dessus du village de Peisey Nancroix, en Tarentaise, pas très loin de Bourg-Saint-Maurice Je me demande si ce n’est pas l’occasion pour Ichtus et moi de reprendre la route et de poursuivre, sans en avoir l’air, notre chemin vers Rome … et pas que, évidemment !

En attendant, je souhaite partager, avec ceux et celles qui le souhaitent, les voeux de la très sainte Marie des Vernettes, magnifique texte qui m’a été transmis par le Père Luc Ledroit. Merci Luc, et bon Chemin !

marieJe te souhaite une bonne année.

Elle peut être bonne quoi qu’il arrive si tu vis chaque journée avec mon fils.

Je te souhaite la douceur de mon fils, celle qui fait oublier les mots durs et les mesquineries et empêche l’amertume de ternir l’éclat de ton cœur.

Je te souhaite le courage de mon fils pour déjouer les menteurs et les jaloux, pour affronter la solitude et les rejets.

Je te souhaite la joie de mon fils, celle que lui procuraient les humbles chercheurs de Dieu, la joie de ses rencontres avec les enfants, la joie des fêtes et des noces, des guérisons et des pardons, la joie des empoignades gaillardes avec Pierre et André, Jude et Philippe, la joie que lui rendaient les femmes qui l’entouraient et buvaient ses paroles.

Je te souhaite la compassion de mon fils pour tout éclopé de la vie : les malades, les veuves, les possédés, les égarés contrits.

Je te souhaite le silence de mon fils, celui devant l’incompréhension de Pilate, celui de son face à face avec son Père dans ses fugues au désert.

Je te souhaite la paix de mon fils, la paix d’avoir pardonné à ses bourreaux, la paix d’avoir fait la volonté de son Père jusque dans la saut vertigineux de la mort.

Je te souhaite le rire de mon fils, au matin de la résurrection quand, dans l’éblouissement de la Vie Nouvelle, il s’est ri de la mort.

Il reviendra, cette année encore, mon fils dérangeant, pour te la faire bonne et heureuse.

Il reviendra comme une brise légère au tournant d’une rencontre fortuite ou dans la chaleur de quelques mots qui tombent pile.

Il reviendra dans l’urgence d’un service à rendre à l’un de ces petits qui sont ses frères.

Garde confiance, prends patience et fais tout ce qu’il te dira.

Marie, mère de Dieu