Les rues, à Gueux #4 : rue des Terres Brûlées

Gueux, le 18 mai 2015 :

Terres BruléesAu sens figuré, la politique de la terre brûlée désigne aussi l’attitude d’une personne qui, risquant de perdre face à un adversaire, saccage la place que celui-ci s’apprête à prendre afin de minimiser ses gains et de gêner toute progression ultérieure … c’est évidemment complètement hors sujet !

Les Terres Brûlées, qui a donné son nom à une rue à 3 entrées du lotissement des Royats (3 entrées, c’est pas sympa pour les livreurs !) est un lieu dit de Gueux de forme trapézoïdale qui se trouvait entre l’allée des Fleurs, la petite route de Muizon, l’avenue de la gare et l’ancien chemin de Reims à Rosnay. Ce chemin historique a été légèrement déplacé pour donner naissance à une partie de la rue des Terres les Vivantes.

Cette rue des Terres Brulées est représentée en rouge sur l’extrait du plan de 1838 ci-dessus ; j’ai aussi ajouté en jaune les principales artères du village pour une meilleure lecture.

L’origine du nom pourrait venir de l’époque féodale, période importante pour la création de la toponymie. De nombreux noms de lieux issus de défrichements apparaissent, et en particulier pour les terres nettoyées par le feu : Brulé, Brulats, Terres Brulées, Bouzigue … mais cela reste une hypothèse, comme cette autre hypothèse émise par Aline Bataille, historienne reconnue de notre village :

Pour Aline, l’appellation correspond à un habitat du Haut Moyen Age, donc plus ancien. La présence sur ces lieux d’hommes et de leur cheptel pendant plusieurs siècles aurait produit des détritus de toutes sortes qui se seraient transformées en humus, donnant à la terre une coloration foncée … comme si elle avait été brûlée. Cette couleur ocre foncée à cet endroit est une réalité. On l’a constaté lors de la création du lotissement.

Espérons ne pas en arriver un jour à l’image ci dessous ! Il faut faire attention quand même !

terre brûlée