Nuit d’horreur … à Nice, en France

Gueux, le 15 juillet 2016 :

Carnaval de NiceJe n’imaginais pas, en rentrant hier soir de Vrigny, après avoir eu un entretien spirituel avec notre Curé, qu’un drame allait se jouer à 1000 Km à peine de chez moi, à Nice, ville où la fête ponctue tout au long de l’année la vie des citoyens. La plus connue de ces fêtes est évidemment le fameux Carnaval. Le mot Carnaval viendrait de la contraction d’une l’expression Carne levare levamen, lever la chair, suite à la récupération par le catholicisme d’anciennes pratiques païennes célébrant le renouveau de la nature, la résurrection et la réjouissance.

Nice fut incontestablement le plus beau Carnaval du monde avant l’émergence des brésiliens et latino américains. Il reste aujourd’hui l’incontournable carrefour international pour les groupes carnavaliers du monde entier.

Lever la chair … c’est ce qu’aura fait un inconscient hier soir en tuant sauvagement et d’une manière totalement inédite plus de 80 personnes venues faire la fête entre amis ou en famille et profiter de bons moments de convivialité, d’amour et de joie. D’autres sont encore entre la vie et la mort, et parmi elles se trouvent évidemment des enfants. Ce criminel a fait son Carne levare levamen à lui. Mais sous quelle revendication ? Il n’est plus là pour en parler et nous le dire … si toutefois il avait eu un jour le courage de le dire, bien que nourri, blanchi et protégé dans une cellule aux frais de ceux qu’il a assassinés.

Je lisais une partie de l’Evangile de Saint-Luc, hier soir, à Vrigny, et je m’interrogeais sur le sens profond du verset 36 au chapitre 22 quand pendant son dernier repas Jésus dit à ses disciples, la veille d’être assassiné : Maintenant, au contraire, que celui qui a une bourse la prenne et que celui qui a un sac le prenne également, que celui qui n’a point d’épée vende son vêtement et achète une épée.

Le Christ qui n’encourageait cependant pas ses disciples à se défendre par la violence parlait-il de vraies armes ? Clairement les évènements d’hier soir, qui viennent s’ajouter à ceux des derniers jours, des dernières semaines, des derniers mois et des dernières années  en France ou dans le Monde me laissent dubitatif …

Lorsqu’il épargna Saül dans la caverne de Macpéla David  s’est écrié :  C’est des méchants que vient la méchanceté .

Alors, si c’est du cœur de l’homme que viennent les mauvaises actions. Pourquoi imaginer pouvoir se lever un matin, danser aux rythmes effrénés des traditions locales l’après-midi, assister à des spectacles de fêtes de soir et vivre, tout simplement ?

C’est sûrement ce doute que tous ces trou-duc’s essayent de nous mettre dans la tête, nous obligeant par la crainte à croire que l’on ne peut à la fois servir Dieu et faire la fête.

J’ai été Charlie … aujourd’hui je suis Niçois !  Même pas peur !  Je prie pour toutes les victimes de la lâcheté de ces pauvres imbéciles !