Parole de Curé en Février 2015

 * Pour comprendre et mieux vivre…

 Signe de CroixIl y a quelques jours, un jeune me demandait de lui expliquer le sens des gestes et des rites de la liturgie.

« Je ne peux pas faire des gestes, accomplir des rites que je ne comprends pas… » Disait-il. C’est vrai que tout groupe humain possède des rites et il est important d’en saisir le sens profond pour les « vivre » et pas les « subir ».

* Le signe de la Croix.

   Ce geste fort et beau devrait toujours être fait avec respect et dignité ; en traçant sur nous la croix, nous montrons que nous appartenons à Dieu, et que c’est par la croix du Christ que nous sommes sauvés. C’est déjà une belle prière silencieuse. Ce geste nous met en présence et sous le regard Dieu

* Etre debout.

   C’est l’attitude la plus importante de la messe et de la prière. Par le baptême, nous sommes, avec Jésus ressuscité « relevés d’entre les morts ». Prier debout, c’est prier comme des ressuscités !

* La génuflexion.

   En arrivant dans une église, spécialement si la lampe rouge nous dit que la présence de Jésus demeure au tabernacle, on s’arrête devant le tabernacle et on met un genou par terre. Ce geste exprime l’humilité et le respect : « Je me sens tout petit devant Toi Seigneur, mais je sais que ton amour et ta grandeur me relèvent »

* L’inclination.

   S’incliner, c’est saluer avec respect. Lorsqu’on s’incline pendant la messe ou en arrivant à l’église, on dit avec son corps qu’on reconnaît une présence qui nous accueille et vient vers nous : c’est vrai au moment de la consécration et de la communion à la messe, si on ne peut pas se mettre à genoux.

* S’agenouiller.

   Dans l’Eglise, se mettre à genoux est la grande attitude pénitentielle pour supplier Dieu. C’est aussi une attitude d’adoration. On se met à genoux pour la consécration à la messe ou lorsqu’on expose le Saint Sacrement. Adorer veut dire se prosterner

* Etre assis.

   C’est la position de repos destinée à une meilleure écoute, ou adapté pour la prière personnelle, la méditation…

* Se frapper la poitrine.

   En disant « Je confesse à Dieu », « Agneau de Dieu », ou « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir », ou encore pendant le sacrement du pardon : Ce geste exprime publiquement que l’on se reconnaît pauvre et pêcheur.

* La signation avant la lecture de l’Evangile.

   Faire un signe de croix sur le front, sur les lèvres et sur le cœur avant d’écouter la Parole de Jésus, c’est exprimer notre désir que cette Parole pénètre mon intelligence pour que je la comprenne, vienne sur mes lèvres pour que je la proclame, et demeure en mon cœur

* Prier les mains jointes.

   Mains jointes pour la prière, mains ouvertes pour l’action…Prier et agir sont les deux mouvements de la vie chrétienne. Les mains ouvertes expriment le désir de donner ou de recevoir, les mains jointes expriment le désir d’être uni à Dieu !

* Le rite de communion.

   S’approcher lentement, dignement…Ouvrir ses mains en faisant avec sa main droite un trône pour la main gauche. Tendre la main comme un mendiant et recevoir au creux de sa main le Corps du Christ. Répondre par un bel Amen qui exprime la foi en la Présence de Jésus dans ce pain et communier de suite en portant délicatement l’Hostie à la bouche. La communion sur la langue est toujours possible, elle permet de ne pas laisser tomber des parcelles du Corps de Jésus sur le sol…En revenant à sa place, prendre le temps d’un cœur à cœur avec Jésus dans le silence

* Bras croisés sur les épaules.

   Les enfants qui ne communient pas encore, les adultes qui sont empêchés de communier et tous ceux qui se sentent mal préparés sont invités à s’avancer dans la procession de communion bras croisés sur les épaules. Ils disent ainsi leur disponibilité à accueillir le Seigneur sans pouvoir recevoir son Corps.

* Le geste de paix.

   Le prêtre peut inviter avant de communier les chrétiens à se donner « la Paix du Christ ». Ainsi nous prenons conscience que nous pouvons être les « ambassadeurs du Christ » pour transmettre sa paix aux autres, et aussi découvrir à travers les autres que Dieu vient me montrer sa Présence et sa Paix. Ce geste n’est pas obligatoire et cet échange de paix se fait avec la personne la plus proche…

L’Abbé Pascal Rodrigues, février 2015