Pas Touch’ N° 16 – Février 2011 : Virage délicat

Progress virageEn 1838, (probablement pas un mercredi soir, et encore moins avant une rituelle dégustation de champagne accompagnée de quelques petits fours…), Jacques Louis Meunier, Maire, commente le nouveau plan cadastral de la Commune de Gueux devant ses Conseillers Municipaux ébaubis.

Localiser l’extrait de la reproduction ci-contre devrait être pour vous un jeu d’enfant … En vert, j’ai tracé les rues avant le Grand Chantier de 2010.

Il n’y avait pas encore de route, mais uniquement des voies plus ou moins carrossables dont certaines sont immortalisées sur d’anciennes cartes postales.

Une petite pièce d’eau ovale qui devait probablement servir d’abreuvoir avait été aménagée à la croisée des chemins (actuelle pl. des Déportés).

Une route digne de ce nom avait enfin été tracée à la fin du XIXème. Elle devait faciliter la liaison avec tous les villages adossés à la montagne et desservir logiquement Gueux du Nord au Sud.

En Avril 1948, le lieu prit l’aspect qu’on lui connaissait, à l’occasion de l’inauguration du monument dédié à la mémoire de nos Résistants morts en déportation.

Une petite ceinture en grillage fut installée peu après. On préféra l’enlever dans les années 90, parce que fréquemment endommagée par des véhicules qui s’écartaient du… droit chemin.

viarge déportesEn 2010, cette place a subi de lourdes modifications : chaussée rétrécie, trottoirs élargis et mise à niveau zéro des bordures aux abords de la courbe. La sécurité ? Boff , témoin cette photo de décembre dernier prise quelques jours après une chute de neige : privés de repères, les voitures et les camions ont envahi l’espace piétonnier de part et d’autre de la chaussée, heureusement sans aucun dommage.

Ce n’est pas le tout de modifier un axe de circulation, encore faudrait-il le signaler et en toute saison ! Alors, de nouveaux potelets fleuris apparaîtront-ils au printemps pour réparer cela ?
– Oh, de grâce ! Pas les horribles bornes récemment implantées rue E. Roederer !

– Cependant, elles réfléchissent, elles !

– Elles réfléchissent… seulement la nuit !

– Oui, mais au moins, elles réfléchissent !

Mais en fait : que seraient venus faire des promeneurs, avec enfants, poussettes, ou encore en fauteuil roulant, à proximité de cette grande artère même pas déneigée ? Mais ça… c’est une autre histoire !

Claude Gremion