Pas Touch’ N° 77 – Janvier 2016 : Exécution, allez, allez !

MediasPropagandeMardi 24 avril 2001, 9h30, je parcours le N° 34 des Gauseries, journal local dont l’ancêtre était paru en 1972.

Ce trimestriel, réalisé par une équipe pluridisciplinaire d’information-communication offrait alors un assez bon reflet de ce qui se passait dans le village. Nous en sommes arrivés bien loin  aujourd’hui avec un occasionnel journal qui ne tient pas ses promesses et se contente de distiller ses louanges à la majorité. Chacun se souvient notamment du scandaleux numéro 73 de ces Gauseries, habilement paru en février 2014, juste à la veille des élections municipales. Vide de toute information objective et mensonger, ce pur joyau de propagande de la liste sortante avait donc été financé avec l’argent de la collectivité.  Etait-ce bien légal en pleine période électorale ?

Le N° 34, paru lui au lendemain des municipales de mars 2001, nous rappelle que Claude Bien, maire, s’était accordé les services de 4 adjoints, pas davantage. Pas moins de 11 commissions avaient été formées pour les aider. Elles étaient chargées d’étudier les dossiers relatifs aux problèmes d’intérêts communal. On y préparait le travail, on pouvait y faire des suggestions, on pouvait émettre un avis, même contraire. Selon son gré chaque villageois pouvait être informé, trop peut-être !

Cerise sur le gâteau, le conseil municipal pour les jeunes était renouvelé et permettait d’avoir un contact étroit avec nos ados déjà en recherche de soutien et les préparer à affronter des lendemains difficiles.

Qu’en est-il après une mandature sans opposition et à peine deux années de mandature à deux listes ?

De Gauseries il n’y a plus, ou presque, de Flash info non plus ! Les conseillers de la minorité ne sont plus conviés aux pseudos réunions de travail du conseil, les commissions municipales sont réduites comme peau de chagrin. Des décisions parfois invraisemblables sont prises dans l’ombre, le maire ayant l’assurance d’avoir une majorité consentante pour les faire adopter par délibération.

Il m’est difficile de croire que les autres élus sont sérieusement informés de tout ce qui se passe à Gueux !

La population ne peut plus prendre connaissance de ce qui se dit lors des conseils municipaux, puisqu’il n’y a plus de procès verbaux. Pour rire, il suffirait de les demander, puisque c’est légal !

Ce cadeau localement bien apprécié de la nouvelle loi électorale du gouvernement Hollande, assure une large majorité aux maires de villages de plus de 1000 habitants. Peuvent-il pour autant se permettre, parfois avec arrogance, de critiquer ceux qui ne partagent pas leur avis ? Peuvent-ils leur reprocher de ne pas suffisamment travailler leurs dossiers … alors que ces élus sont, malgré leurs demandes, privés de toute information et de toute concertation ?

BourvilTel le gendarme de la chanson du regretté Bourvil, le maire de Gueux, à défaut de stratégie à long terme use et abuse d’une tactique redoutable et efficace : Exécution, allez, allez ! Pas d’discussion allez, allez !

On doit quand même s’interroger : connait-il vraiment l’métier, lui ?

Qu’en pense l’autorité départementale ?

Informée, elle ne peut que se conformer à la loi. Le maire est chef de l’exécutif local, alors il exécute. Je crains qu’il le fasse encore longtemps, au sens propre comme au sens figuré. Pas vous ?

Mais ça, c’est une autre histoire !

Claude Gremion – Conseiller Municipal – Gueux

-Edité le 11 janvier 2016