Pom pom pom pommes !

Gueux, le 22 septembre 2015 :

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Photo CM

Il y a, en haut de la ruelle d’Ormes, un jardin abandonné où vit un très vieux pommier. Il est bien difficile de lui donner un âge.

Un nombre considérable d’arbres a été détruit au cours de la Grande Guerre, et pour les remplacer, de très nombreuses plantations ont été faites ici et ailleurs, notamment dans la Somme, l’Oise et l’Aisne. Alors pourquoi pas à Gueux qui avait été détruit à plus de 90% ! 
Les fruits de notre possible centenaire ne sont pas jolis. Ils n’auraient aucune chance sur un étalage, pourtant leur chair est ferme et particulièrement agréable au goût. J’ai ramassé quelques pommes tombées à terre et j’en ai croqué une à pleines dents après l’avoir machinalement essuyée de la main … comme avant ! De délicieux souvenirs m’ont alors envahi, saveurs inoubliables d’enfance dans le verger de mon grand père qui justement était à deux pas de celui-ci ! Les pommes de la photo ci-dessous proviennent de cet arbre: les authentiques sont jaunes et vertes avec une peau un peu grasse, les petites rouges et jaunes viennent d’une branche qui a poussé sous la greffe … Attention, nuance !

2015_09_21PommierGx102Un expert-pommes pourrait nous en dire un peu plus sur cet arbre et ses fruits qui, selon d’anciens villageois appartenaient à une variété très ancienne, probablement venue d’Angleterre après la guerre. Nous pourrions également connaître les chances de survie de ce monument végétal, et pourquoi pas en faire des greffes. Ce terrain appartient maintenant à la commune, et l’aménager en jardin et verger conservatoire serait facile, original et instructif … et certainement subventionné. Mais il faut que cette idée fasse son chemin … et le bon !

Le poète latin Virgile chantait  : Pour le voyageur altéré par une longue marche sous le soleil, c’est un don des dieux que la rencontre d’une pomme mûre qu’il peut croquer sous un arbre. Quelle bonne idée pour mon prochain pèlerinage !

*La pomme de Newton qui servit à illustrer sa théorie sur la gravitation aurait été une « Flower of Kent » dont les Anglais déplorent l’extinction. En fait Newton n’a jamais parlé de pomme, mais après sa mort cette fable circulait dans toute l’Europe. Voltaire la rapporte dans un ouvrage de vulgarisation des travaux de Newton et dit tenir cette histoire de la mère de Newton en personne. Aujourd’hui encore on montre aux touristes à Woolsthorpe le «Pommier de Newton », vieux de plus de trois cent ans !

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