Qui paye ses dettes s’enrichit ?

Gueux, le 23 octobre 2014 :

Tirelire-percéeCette ancienne et singulière expression laissait entendre que lorsqu’on remboursait ses dettes, on s’allégeait d’un lourd poids et on se soulageait psychologiquement. L’enrichissement annoncé était donc purement moral et non pas pécuniaire. Nos dettes payées, nous pouvions vivre libre !

Mais ça, c’était avant, et de toute évidence les temps ont bien changé !

Ainsi Claude Bien avait réussi, comme il s’y était engagé, a rembourser les dettes de la commune et à lui laisser un petit matelas financier très confortable avant mars 2008 … histoire de partir tranquille, à l’aube d’une crise qu’il voyait, lui, s’installer durablement.  On ne peut pas en dire autant des grands argentiers qui se sont emparés de la barre du fameux trois-mâts-fin-comme-un-oiseau des Goths et le transforment petit à petit en galère. Ceci étant, il y a suffisamment de rameurs à Gueux pour s’en sortir et ils le savent bien !

Le matelas de Claude est dégonflé à tel point que de nouveaux emprunts sont contractés depuis 2012 pour financer la projet du Lotissement Vert qu’on disait vendu avant d’être sorti de terre … Le montant d’ 1,6 millions €  et ses frais doivent être remboursés cette année.

Comme l’a fait remarqué un élu dernièrement en regardant un confidentiel, mais public quand même, tableau de chiffres : Si je comprends bien, nous avons dépensé 2,2 millions et pour l’instant nous n’avons fait rentré que 2,1 millions ?

C’est là qu’est l’os ! Et il faut donc à nouveau refaire un emprunt à court terme, toujours d‘1,6 millions, à rembourser en 2016.

En janvier dernier, à l’occasion des voeux, le maire annonçait que 60% des parcelles étaient vendues (soit 15 !). Lors du dernier Conseil Municipal d’octobre, nous en étions à 13 adjugées, soit une progression de … -2 en 9 mois !  Il n’y a pas de quoi être optimiste. Ou nous aurait-on menti en janvier dernier, campagne électorale oblige ?

A ce jour, nous aurions 10 terrains en cours de négociation … du compromis de vente à la simple demande de renseignements, et pour reprendre la formule du grand vizir de l’économie locale : ce serait bien le diable si tout n’était pas vendu le 31 décembre 2015 !

En attendant, comme l’a proposé un élu d’Ensemble Autrement : on les retrousse quand nos manches, ensemble pour vendre ces parcelles  ?

Fichtre !

Horloge. C’est le moment d’agir