Une promenade, à Gueux #2 : 9,6 kil

 

Découvrez autrement les Chemins autour de Gueux avec ce parcours commenté de 9,6 kilomètres : Les Grands Chemins

Les chaussures de marche sont conseillées.

Départ :  Parking du Stade, direction le collège

Le collège Raymond Sirot peut recevoir un peu plus de 500 élèves venant de 27 communes autour de Gueux. Il porte le nom d’un des résistants ayant oeuvré à Gueux pendant l’occupation allemande lors de la seconde Guerre mondiale. Ce dernier était l’unique instituteur de l’école des garçons et habitait avec sa famille dans les appartements au-dessus de la salle de classe (près de la mairie). C’est là, pendant midi, que la Gestapo est venue le chercher en décembre 1943. Raymond Sirot est mort en déportation.

Aussitôt le collège, pratiquement en face du groupe des écoles élémentaires, engageons-nous à gauche sur le chemin qui longe le parc du Moutier. Ce chemin de la Petite Barbarie tient son nom du fait qu’il reliait jadis Gueux-Est au Chemin de la Grande Barbarie, sorte de grand boulevard extérieur qui passait au-dessus du village en traversant notamment le terrain de Golf.

Un peu après avoir dépassé un séculaire Platane qui mériterait d’être classé parmi les arbres remarquables, prenons le chemin à l’équerre, à droite, qui nous amènera à la rue Eugène Roederer. Traversons la chaussée et prenons à droite en contre bas de la route de Vrigny, puis laissons-nous guider par le chemin qui longe l’autoroute ouvert dans les années 70. Prenons maintenant le premier chemin à droite qui nous mène à l’angle de la rue de la Petite Montagne et de la rue des Dames de France. Sans peut-être le savoir, vous êtes sur un tronçon du Chemin de la Grande Barbarie depuis une bonne centaine de mètres. Ce chemin, véritable autoroute des temps anciens avait été tracé par des peuplades bien avant les voies romaines. Tout ce qui n’était pas de la culture de Rome était Barbare … mais pas forcément dans le sens péjoratif du terme. Les troupes d’Attila et même de Clovis nous ont peut-être précédés ici même ….

Remontons la rue de la Petite Montagne par la gauche. Cet ancien sentier  menait directement aux Carrières, à flanc de montagne. Elles avaient été exploitées pour la construction du village. Plus récemment, elles servaient encore de dépôt d’ordures, bien avant la naissance du Sycomore !

Nous voici à l’angle du Golf. Longeons-le jusqu’à retrouver le haut de la rue des Sablons. Ouvert avec 9 trous en 1928, le Golf est passé à la taille de 18 trous en 1973, en aménageant les terres au-delà de la route de Mery-Prémecy. Profitons des trottoirs tout neufs de Gueux pour redescendre vers le village. Le premier rond-point est situé juste sur le passage de l’ancien Chemin de la Grand Barbarie, que nous avons rencontré précédemment et que nous rencontrerons encore. Restons sur notre joli trottoir… De l’autre côté de la chaussée, voici l’ancien bâtiment de la Gendarmerie Nationale … c’est écrit dessus !  Il a été construit  à la fin du XIXème , et est probablement le seul immeuble entièrement rescapé du village après les bombardements de 1918. Nous voilà devant une borne à incendie, c’est le moment de traverser et de s’engager dans la sente qui borde les anciennes écuries de la Gendarmerie. Les murs portent encore des cicatrices d’éclats d’obus. Nous débouchons sur les vignes, prenons le chemin en face et baignons-nous dans un océan de ceps. Un chemin nous barre la route ? C’est l’historique Chemin de Reims à Rosnay, dont il reste encore quelques vestiges dans le village (derrière l’actuelle gendarmerie,  et la rue du Circuit). Remontons ce chemin par la gauche. Au sommet, arrêtons nous un instant. Il n’y a pas un demi-siècle de cela, le Chemin de la Grande Barbarie (encore lui !), aurait  croisé notre route ici même, en venant de la gauche (le Golf) et allant vers les bois au loin à droite … ou inversement !

Poursuivons notre balade vers Rosnay, nous n’irons pas jusqu’à la route, puisque nous allons prendre le chemin de droite. Le hameau à une centaine de mètres à peine s’appelle Le Camp. Cet ilot d’habitations a été créé au lendemain de la Grand Guerre : des cabanes Adrian, en bois, avaient été installées ici pour loger les ouvriers chargés de la reconstruction. Ce hameau fait partie de Gueux.  Nous allons maintenant rattraper et longer les bois jusqu’à un croisement : le chemin qui monte vers un petit bois est ce qui reste du chemin de la Petite Barbarie, qui reliait donc Gueux Ouest au Chemin de la Grand Barbarie, que nous retrouvons à gauche. Prenons-le. Nous pourrions poursuivre ce grand chemin jusqu’à Muizon, mais ce sera pour une autre fois.  Ce n’est pas facile à voir, mais nous passons sur un petit pont. A gauche se trouvent les restes d’un étang qui a été reboisé, et à droite un petit ru, La Fouaille, que nous allons suivre un moment en faisant quelques mètres en avant, puis en nous engageant dans le chemin de gauche, sous le bois. N’ayez pas peur, il n’est pas très entretenu, notamment sur la fin (10 mètres), mais il aboutit sur un chemin qui nous ramène à la Petite Route de Muizon.

L’équipement au bord de la route est un poste de relevage qui emporte nos eaux usées vers la station d’épuration de Muizon. Traversons, et longeons Les Petits Bois.

Il y a encore quelques années, la Fouaille, très vivante, se perdait dans ces bois, s’infiltrant dans un sol souvent détrempé. Le passage à pied était quasi impossible.

Bien après avoir dépassé Les Petits Bois, nous nous dirigeons par la droite vers la bretelle morte de l’ancien Circuit de Gueux. Cette bretelle, dessinée en 1952 permettait de rejoindre la route de Soissons, la RN31, par le célèbre virage de Muizon. Elle a été abandonnée et rendue en partie à la culture quand s’est créée la 4 voies de la Nationale il y a une quinzaine d’année. Prenons à gauche. La Croix de bois toujours fleurie a été installée par sa famille à la mémoire d’un automobiliste qui a perdu la vie ici même pendant la période des grand travaux de la nouvelle RN31.

En face se trouve la station de pompage d’une eau qui sort de terre et alimente nos foyers.

Nous allons remonter le chemin à droite pour traverser le tracé du circuit historique, créé en 1926, le raidillon de la Garenne.

Nous poursuivons sur la gauche puis empruntons le chemin à droite, voici les Bois de la Garenne, moins connus sous le nom de Bois de Hochequeue

J’aimerais qu’un jour des bras s’unissent aux miens pour nettoyer ces chemins de Gueux, en si piteux état et où il fait cependant bon se promener … adhérez si vous le voulez à l’assoc’ Village, Hier & Aujourd’hui, nous serons plus nombreux, mieux organisés et plus forts, aussi.

Suivre ces bois jusqu’à pouvoir emprunter un chemin à droite. Au loin, nous avons une vue sur les infrastructures du Circuit de Gueux. En bas voici le Chemin des Vaches, ainsi nommé parce que les vaches le suivait jusqu’à la route de Soissons pour un furtif rendez-vous avec le taureau itinérant qui les attendait là …

Nous revenons vers Gueux, et traversons le Nouveau Circuit, bretelle créée également en 1952 pour éviter  le passage des bolides dans le village.

En face, suivons la rue de la Hovette, du nom d’une très ancienne ferme isolée déjà indiquée sur un plan de 1750. Nous arriverons devant l’avenue de Reims. Tout au fond, à gauche, on distingue les tours de la Cathédrale de Reims. Empruntons le parking devant l’étude des Notaires, pour retourner vers le Complexe Sportif, Foot, Tennis et Maison des Sports.

Tout au bout,à côté de la rampe de skate, nous sommes déjà arrivés !

Villages, Hier & Aujourd’hui vous remercie pour votre participation et vous dit à la prochaine !

– Edité le 14 octobre 2013